« Pour combattre le réchauffement climatique il faut s'attaquer à la source : la surexploitation de la planète », alertent des scientifiques

« Pour combattre le réchauffement climatique il faut s'attaquer à la source : la surexploitation de la planète », alertent des scientifiques

Catastrophes climatiques, déforestation, émissions de gaz à effet de serre. Presque tous les signes vitaux de notre Planète sont dans le rouge, nous préviennent une fois de plus les chercheurs. Moins de deux ans après avoir déclaré l'urgence climatique, ils nous rappellent aussi comment il est possible de changer l'histoire, en luttant contre la cause profonde du changement climatique : la surexploitation de la Terre. Alors même que ce 29 juillet 2021, l'humanité aura déjà consommé la totalité des ressources que notre Planète peut générer en une année entière...
« Le changement climatique est en cours. Il s'accélère même plus rapidement que prévu par nombre d'entre nous. » C'était la conclusion d'un rapport signé par plus de 11.000 scientifiques issus de 153 pays... en novembre 2019 (voir article plus bas). Et à en croire les vagues de chaleur ou encore les précipitations extrêmes qui se sont abattues sur notre Terre depuis quelques semaines, difficile de douter encore de la gravité de la situation.
Moins de deux ans après avoir déclaré l'urgence climatique, les chercheurs se sont une nouvelle fois penchés sur le cas de notre Planète. Examinant les signes vitaux qu'ils avaient déjà étudiés en 2019 et récoltant 3.000 signatures supplémentaires. Ils notent une augmentation des catastrophes liées au climat  : inondations dévastatrices, pics de chaleur, tempêtes extrêmes et feux de forêt sans précédent. 2020 a aussi été la deuxième année la plus chaude depuis le début des relevés. Alors que les cinq années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 2015. Et trois gaz à effet de serre -- le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d'azote (N2O) -- ont atteint des concentrations records en 2020 et en 2021.
Dans le même temps, le cheptel de ruminants est aujourd'hui fort de plus de 4 milliards de têtes. Pour une masse totale supérieure à celle de tous les humains et de tous les animaux sauvages ! Au Brésil, la forêt amazonienne a perdu 1,11 million d'hectares en 2020. Un record sur les 12 dernières années. L'acidification des océans frôle elle aussi un niveau record, menaçant notamment les récifs coralliens.
La pandémie de Covid-19 a bien fait diminuer l'utilisation de combustibles fossiles dans le monde, mais selon les chercheurs, l'une des leçons majeures que nous avons à en retirer, c'est que même une diminution colossale des transports et de la consommation ne suffit pas.
Seulement deux bonnes nouvelles au tableau noir de la crise environnementale : les subventions accordées aux énergies fossiles et le désinvestissement dans les carburants fossiles ont atteint des records. De niveau bas pour les premières et de niveau haut pour le second.
Exemple très symbolique, celui de la fondation Nobel. Après s'être désengagée du secteur du charbon, elle vient d'annoncer avoir vendu ses participations liées au secteur du pétrole. L'équivalent d'environ 35 millions d'euros. Se rapprochant de sa volonté de récompenser des femmes et des hommes qui ont « apporté le plus grand bénéfice à l'humanité ».

Des solutions à la crise climatique
Voici pour le constat. Il est presque facile à faire, aujourd'hui. Ce qui semble plus compliqué, c'est de proposer des solutions. Et c'est justement à cette tâche ardue que les chercheurs se sont également attelés.
« Les politiques visant à atténuer le réchauffement climatique ne devraient pas être axées sur le soulagement des symptômes, mais sur la lutte contre la cause profonde : la surexploitation de la Terre, soulignent les chercheurs. La seule manière d'assurer la durabilité à long terme de la civilisation humaine et de donner aux générations futures, la possibilité de prospérer ».
La priorité absolue reste de mettre en place des politiques de « réductions immédiates et drastiques » de nos émissions de gaz à effet de serre. Car même si les États se sont engagés à « reconstruire en mieux » après la crise sanitaire, seulement…
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